Depuis le début de l’année 2026, une tendance nette se confirme :
les contrôles en sécurité incendie dans les établissements recevant du public et les locaux professionnels s’intensifient.
Et avec eux apparaissent :
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les premières amendes,
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les premières mises en demeure,
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les premières fermetures administratives.
Le constat est souvent le même.
Les mêmes manquements, encore et encore
Dans de nombreux établissements, les contrôles révèlent :
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des normes de sécurité incendie non respectées,
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des équipements non vérifiés ou hors service,
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des extincteurs vétustes ou non conformes,
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des systèmes d’alarme non entretenus,
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des installations électriques dégradées,
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des locaux techniques non sécurisés,
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un registre de sécurité absent ou incomplet.
Ces situations ne relèvent pas toujours d’une volonté de négligence.
Souvent, il s’agit :
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d’un manque d’anticipation,
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d’un défaut de suivi,
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d’une méconnaissance des obligations,
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ou d’un report constant des mises en conformité « pour ne pas déranger ».
Mais le résultat est le même :
👉 un risque réel pour les occupants.
Pourquoi cette intensification des contrôles ?
Les textes évoluent, certes.
Mais surtout, les événements récents ont accéléré la vigilance des autorités.
Chaque catastrophe rappelle que :
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le feu se propage vite,
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la panique aggrave les conséquences,
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les manquements techniques peuvent coûter des vies.
La réglementation n’évolue pas par excès de zèle administratif.
Elle évolue parce que l’expérience du terrain l’impose.
C’est dans cette logique que s’inscrit notamment le nouvel arrêté ERP du 19 février 2026, applicable au 1er juin 2027, que nous détaillons dans un autre article.
Trop de normes ? Oui. Trop de risques ? Certainement.
En France, la critique est fréquente :
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trop de réglementations,
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trop de textes,
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trop de normes,
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trop de contraintes financières.
Il est vrai que la mise en conformité représente un coût.
Il est vrai que la lecture réglementaire peut être complexe.
Il est vrai que les obligations peuvent sembler lourdes.
Mais la question essentielle reste la suivante :
Peut-on réellement transiger avec la sécurité des personnes ?
La sécurité incendie n’est pas une option
Un établissement recevant du public engage la responsabilité de son exploitant.
Limiter les risques d’incendie, ce n’est pas simplement respecter un texte :
c’est protéger :
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le public,
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les salariés,
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les partenaires,
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et l’avenir même de l’entreprise.
La conformité réglementaire n’est pas un luxe administratif.
C’est un socle de responsabilité.
Notre position chez AX CONSULTING
Notre métier n’est pas de complexifier.
Notre métier est de clarifier, sécuriser et accompagner.
Nous intervenons pour :
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auditer les établissements,
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identifier les non-conformités,
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prioriser les actions correctives,
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accompagner la mise en conformité,
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sécuriser les exploitants face aux contrôles.
Oui, les textes sont nombreux.
Oui, ils évoluent.
Mais ils ont un objectif simple : garantir un niveau de sécurité suffisant pour tous.
Anticiper plutôt que subir
Les fermetures administratives et sanctions constatées en 2026 ne sont pas une surprise.
Elles sont la conséquence d’années de relâchement ou d’oubli.
La bonne stratégie n’est pas d’attendre un contrôle.
C’est d’anticiper.
Parce qu’en matière de sécurité incendie,
la question n’est pas « si »,
mais « quand ».
Ecrit par Alexandre MOREAU
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